
Non à la suppression de la chronique humoristique de 7 h 55 !
Pétition contre la suppression de la chronique humoristique matinale de France Inter (lien en cliquant sur l'image).
Didier Porte a récemment reçu un avertissement pour sa chronique mettant en scène un Villepin atteint du syndrome de Tourette insultant le président de la république.
Malgré le soutien de son collègue Stéphane Bern, celui-ci vient d'être licencié: il ne s'agit en fait que d'un prétexte pour justifier une décision déjà prise de faire place nette sur Inter.
Il en va de même pour Stéphane Guillon, dont on sait que les chroniques matinales sont très peu appréciés, que ce soit à la direction d'Inter, ou à l'Elysée...
Mercredi 23 juin: Jean-Luc Hees annonce au monde la suppression de la chronique de 7h55.
Didier Porte confirme son licenciement.
Merci à Marc Large pour l'autorisation d'utilisation de ce dessin.
La validation des signatures se fait a posteriori.
Voici bientôt quatre longues semaines que les gens normaux, j'entends les gens issus de la norme, avec deux bras et deux jambes pour signifier qu'ils existent, subissent à longueur d'antenne les dégradantes contorsions manchotes des hordes encaleçonnées sudoripares qui se disputent sur le gazon l'honneur minuscule d'être champions de la balle au pied. Voilà bien la différence entre le singe et le footballeur. Le premier a trop de mains ou pas assez de pieds pour s'abaisser à jouer au football.
Le football. Quel sport est plus laid, plus balourd et moins gracieux que le football ? Quelle harmonie, quelle élégance l'esthète de base pourrait-il bien découvrir dans les trottinements patauds de vingt-deux handicapés velus qui poussent des balles comme on pousse un étron, en ahanant des râles vulgaires de boeufs éteints. Quel bâtard en rut de quel corniaud branlé oserait manifester sa libido en s'enlaçant frénétiquement comme ils le font par paquets de huit, à grand coups de pattes grasses et mouillées, en ululant des glutturalités simiesques à choquer un rocker d'usine ? Quelle brute glacée, quel monstre décérébré de quel ordre noir oserait rire sur des cadavres comme nous le vîmes en vérité, certain soir du Heysel où vos idoles, calamiteux goalistes extatiques, ont exulté de joie folle au milieu de quarante morts piétinés, tout ça parce que la baballe était dans les bois ?
Je vous hais, footballeurs. Vous ne m'avez fait vibrer qu'une fois : le jour où j'ai appris que vous aviez attrapé la chiasse mexicaine en suçant des frites aztèques. J'eusse aimé que les amibes vous coupassent les pattes jusqu'à la fin du tournoi. Mais Dieu n'a pas voulu. Çà ne m'a pas surpris de sa part. Il est des vôtres. Il est comme vous. Il est partout, tout le temps, quoi qu'on fasse et où qu'on se planque, on ne peut y échapper.
Quand j'étais petit garçon, je me suis cru longtemps anormal parce que je vous repoussais déjà. Je refusais systématiquement de jouer au foot, à l'école ou dans la rue. On me disait : «Ah, la fille !» ou bien : «Tiens, il est malade», tellement l'idée d'anormalité est solidement solidaire de la non-footabilité. Je vous emmerde. Je n'ai jamais été malade. Quant à la féminité que vous subodoriez, elle est toujours en moi. Et me pousse aux temps chauds à rechercher la compagnie des femmes. Y compris celles des vôtres que je ne rechigne pas à culbuter quand vous vibrez aux stades.
Pouf, pouf.
Pierre Desproges 16 juin 1986. Extrait de "Chroniques de la haine ordinaire"
aux éditions Points catégorie Virgule page 163-164.
Le D.A.R.D. : Le D.A.R.D. (Droit Au Respect et à la Dignité) n'est pas un parti politique. C'est un rassemblement humaniste et citoyen de conscience et de pression.
* 21/03/2009 : L'orde, le désordre et la compréhension
Steon une édtue de l'Uvinertisé de Cmabrigde, l'odrre des ltteers dnas un mot n'a pas d'ipmrotncae, la suele coshe qui ipmrote est que la pmeirère et la drenèire soeint à la bnnoe pclae.
Le rsete peut êrte dnas un dsérorde ttoal et vuos puoevz tujoruos lrie snas porlbème. C'est prace que le creaveu hmauin ne lit pas chuaqe ltetre elle-mmêe, mias le mot cmome un tuot.
La peruve...
* 02/12/2008 :
Lorsqu'ils sont venus chercher les communistes
Je me suis tu, je n'étais pas communiste.
Lorsqu'ils sont venus chercher les syndicalistes
Je me suis tu, je n'étais pas syndicaliste.
Lorsqu'ils sont venus chercher les sociaux-démocrates
Je me suis tu, je n'étais pas social-démocrate.
Lorsqu'ils sont venus chercher les juifs
Je me suis tu, je n'étais pas juif.
Puis ils sont venus me chercher
Et il ne restait plus personne pour protester.
Emil Gustav Friedrich Martin Niemöller
(né le 14 janvier 1892 à Lippstadt et mort le 6 mars 1984 à Wiesbaden) fut un pasteur, théologien allemand et créateur de l'Eglise confessante (Bekennende Kirche).